L’art journal, une méthode au service du mieux-être et de la créativité

L’art journal, une méthode au service du mieux-être et de la créativité

L’art journal (ou carnet créatif) est né d'une pratique nourrie depuis dix ans par des techniques de créativité et de pédagogies provenant de la Suède et du Canada.

J'ai développé cette méthode en Suède au contact de la pédagogie suédoise et je l'ai consolidé au Canada grâce à une mise en pratique directe dans des lieux culturels qui proposaient des activités culturelles et créatives.

L’art journal permet de se reconnecter à sa créativité et à soi-même en découvrant différentes techniques et médiums dont l'écriture. Cette méthode fait appel au cahier et au fonctionnement du journal personnel. Le cadre est une condition sine qua non au déploiement de la créativité. Le format du journal associé à une pratique plastique permet d’exprimer ce qu’on ne peut pas toujours dire avec des mots. On n’y recherche d’ailleurs pas la performance esthétique, mais l’amusement, le lâcher-prise et la découverte.

Telle que je la pratique, cette méthode n'est ni de l'art-thérapie ni du scrapbooking. Si elle en emprunte certains aspects, elle est pourtant radicalement différente.

Pour qui est l’art journal ?

Un art journal permet d'y consigner en images ses ressentis et émotions du moment. Le découpage, le collage, la peinture, l'écriture et le dessin sont aussi utiles pour exprimer ce qui doit l'être. Peu importe que vous sachiez dessiner ou non, seule l'expression par les médiums artistiques importent. Il s'adresse à n'importe qui aurait envie d'explorer de nouvelles techniques tout en s'amusant.

L’art journal ne requiert aucune technique spécifique, mais uniquement de se laisser guider par le matériel mis à disposition. Nous sommes là dans une démarche à la fois propre au design thinking (c'est le matériel disponible qui oriente la création et qui favorise l'émergence des idées) et à la pleine conscience (c'est en me connectant à qui je suis dans l'instant présent que je vais pouvoir parler vraiment de moi, de mon ressenti et pouvoir lâcher prise).

Comment débuter son art journal ?

Le choix du cahier est important, car il reste le principal support d'expression. Il convient de choisir un cahier de feuilles blanches pour techniques mixtes qui vous plaise vraiment et que vous aurez envie d'ouvrir régulièrement. Il vaut mieux privilégier un format A5 ou A4 pour pouvoir l'emporter partout et qui soit suffisemment grand pour pouvoir vous exprimer. Ce sera quasiment le seul investissement à faire car le matériel dont vous aurez besoin pour vous exprimez se trouve déjà chez vous, peut-être même sans que vous le sachiez. Il suffit d'un bâton de colle, du ruban adhésif, des surligneurs, de la gouache ou de l'acrylique, des crayons à papier, des pastels secs ou gras, des feutres... Et encore des bouts de papier, des restes d'emballages de bonbons ou d'aluminium, des morceaux de papier cadeau, de veilles photos, des rubans de bolducs, du tissu, de l'essuie-tout, des boutons, des pages de vieux livres déchirées, des images récupérées dans des vieux magazines que vous aurez choisies de manière intuitive. Pour cela, vous pouvez feuilleter les revues et sélectionner les images qui vous attirent, les découper puis les collecter dans une boite que vous ouvrirez au grès de vos envies.

Sur la thématique de la couleur violette 

Sur la thématique de la couleur violette 

Le choix du cahier est important, car il reste le principal support d'expression. Il convient de choisir un cahier de feuilles blanches pour techniques mixtes qui vous plaise vraiment et que vous aurez envie d'ouvrir régulièrement. Il vaut mieux privilégier un format A5 ou A4 pour pouvoir l'emporter partout et qui soit suffisemment grand pour pouvoir vous exprimer. Ce sera quasiment le seul investissement à faire car le matériel dont vous aurez besoin pour vous exprimez se trouve déjà chez vous, peut-être même sans que vous le sachiez. Il suffit d'un bâton de colle, du ruban adhésif, des surligneurs, de la gouache ou de l'acrylique, des crayons à papier, des pastels secs ou gras, des feutres... Et encore des bouts de papier, des restes d'emballages de bonbons ou d'aluminium, des morceaux de papier cadeau, de veilles photos, des rubans de bolducs, du tissu, de l'essuie-tout, des boutons, des pages de vieux livres déchirées, des images récupérées dans des vieux magazines que vous aurez choisies de manière intuitive. Pour cela, vous pouvez feuilleter les revues et sélectionner les images qui vous attirent, les découper puis les collecter dans une boite que vous ouvrirez au grès de vos envies.

Lorsque le besoin de recentrage se fait ressentir, on prend le temps de s'asseoir et de faire le vide en soi pour se consacrer à son art journal. On peut bien sûr être tout de suite inspiré mais, si tel n'est pas le cas, il existe des techniques de démarrage. Soit on créé à partir d'un thème (par exemple : Pâques, les vacances, le travail, une émotion...). Soit on se laisse aller porter par une citation ou une image choisie au hasard dans un magazine. On peut aussi se laisser porter par la couleur et la matière des outils mis à disposition pour une création encore plus intuitive. Enfin, on peut combiner un ensemble d'outils comme un tirage de cartes (type oracles de couleurs) et un travail d'écriture spontanée, le tout réalisé en amont comme déclencheur au travail créatif. Le secret de l’art journal est de créer sans intention de résultat : à la différence d'une oeuvre d'art qui nécessite une réflexion de conception en amont, la création de l’art journal est spontanée, intuitite, légère et exploratrice. Il peut amener à une première étape dans la réflexion d'un travail plus abouti (comme les carnets de voyage de l'artiste français Eugène Delacroix), mais il n'a pas cette vocation première.

Thématique en lien avec l'émotion de la tristesse - 2017 MGautier

Thématique en lien avec l'émotion de la tristesse - 2017 MGautier

Le but est de laisser son mental de côté pendant que l'on s’octroie ce temps pour s'exprimer. On ne s'exprime pas par la pensée mais par le geste. Durant ce temps suspendu, c'est le geste qui prend le dessus sur tout pour laisser le corps exprimer ce que le mental empêche de ressentir.

Et c'est aussi le corps qui s'arrêtera de lui-même quand il sentira qu'il est temps d'arrêter. On cesse de s'exprimer lorsque la main est satisfaite et ne cherche plus à ajouter de la couleur ou de la matière. On s'arrête donc quand on sent qu'on a fini. Mais cela ne signifie pas que votre création est achevée. Cela signifie juste que vous avez fini pour aujourd'hui. Il se peut que vous ayez envie d'y revenir quelques jours plus tard, voire quelques années. Cela n'a rien d'incongru ou d'anormal. Cela correspond parfois au  temps nécessaire pour la maturité d'un problème ou pour se permettre d'exprimer une émotion qui pouvait être difficile à exprimer. Le temps n'est pas un enjeu, mais un allié.

L'art journal se construit ainsi dans la durée et n'a pas pour objectif premier d'être esthétiquement beau, mais il doit vous plaire à vous même. Vous devez ressentir de la satisfaction en l'ouvrant. Il est un peu comme votre un jardin que vous entretenez dans la durée : il s’agit de votre jardin secret composé de vos créations uniques. Il est là pour exprimer ce que vous ressentez. Il parle de vous, tout simplement : vos bonheurs, vos fragilités, de votre quotidien, vos valeurs, votre manière de voir la vie...

À quoi sert un art journal ?

L’art journal est un outil qui permet de concrétiser dans la matière ce qui est parfois difficile à exprimer par la parole tout en se connectant à cette joie enfantine liée au pouvoir de la création. Il est basé davantage sur le ressenti que sur le mental. A mon sens, il s'agit presque d'une technique méditative ancrée dans le faire pour ceux/celles qui ont du mal avec la position assise et immobile.

Le retour au "faire soi-même" apporte beaucoup de bonheur et de satisfaction, car c'est un moyen de concrétiser le savoir dans la matière. Cela permet, entre autres, de mieux se connaître en se connectant à ce qu'on aime faire : en choisissant tel médium ou tel couleur, c'est déjà un indice de qui vous êtes. L'acte créatif est aussi une façon de s'ancrer dans une réalité et dans un rythme de vie plus respectueux et plus proches de notre nature, un peu comme le permettrait la méditation finalement (la pensée se concentre sur le geste et non plus sur le mental). Cette démarche créative implique en réalité un lâcher prise et un retour à soi-même pour celle ou celui qui l'entreprend, un moyen de mieux se connaître et de se se valoriser par la création, de se sentir fier de produire soi-même quelque chose de concret avec ses mains.

Pour participer à un atelier en ligne ou en présentiel : Des ateliers collectifs pour se reconnecter à soi.

2017 Copyright Mathilde Gautier

2017 Copyright Mathilde Gautier